Le cabinet de Me Jonathan Sémon est dédié à la fiscalité internationale : exit tax, résidence fiscale, comptes étrangers non déclarés, contrôle fiscal et contentieux devant les juridictions administratives. Chaque dossier est conduit de bout en bout par Me Sémon — de l'analyse initiale à la défense devant les juridictions. Barreau de Paris. Formé chez CMS Francis Lefebvre et Gide Loyrette Nouel.
Le cabinet n'intervient ni en droit des sociétés, ni en fiscalité interne courante, ni en gestion de patrimoine civil. Sa pratique couvre les situations fiscales impliquant au moins deux États : transfert de résidence (art. 4 B du CGI), exit tax (art. 167 bis du CGI), régularisation de comptes étrangers (art. 1649 A du CGI), contrôle fiscal à dimension internationale (art. L. 12 et L. 47 du LPF), application des conventions bilatérales conclues par la France. Elle comprend une activité contentieuse significative : défense devant l'administration fiscale, représentation devant les juridictions administratives (tribunal administratif, cour administrative d'appel).
La fiscalité internationale suppose de raisonner simultanément dans le droit interne de deux États, dans la convention qui les lie et dans la doctrine administrative applicable (BOFiP, BOI-INT). Un dossier mal qualifié à ce stade — par exemple un conflit de résidence traité sans application du tie-breaker conventionnel de l'article 4 § 2 du modèle OCDE — peut entraîner un redressement important ; selon les cas, le délai de reprise est de droit commun (trois ans), mais il peut être porté à dix ans en cas de fausse domiciliation fiscale à l'étranger ou de manquement à certaines obligations déclaratives internationales (art. L. 169 LPF).
Textes fondamentaux de la pratique
Art. 4 B CGIArt. 167 bis CGIArt. 155 B CGIArt. 1649 A CGIArt. 1649 AB CGIArt. L. 12 LPFArt. L. 47 LPFArt. L. 57 LPFArt. L169 al. 5 LPFChaque domaine fait l'objet d'un traitement fondé sur les textes applicables — droit interne, conventions fiscales, doctrine administrative — et sur la jurisprudence du Conseil d'État et des cours administratives d'appel.
Six exemples anonymisés de dossiers récurrents. Chaque situation illustre un type de problématique rencontré en pratique.
Dirigeant-actionnaire transférant son domicile aux Émirats
Participation directe de 85 % dans une SAS valorisée à plusieurs millions d'euros. Le transfert entraîne la constatation de l'exit tax sur les plus-values latentes. Le sursis de paiement de plein droit n'est pas applicable (destination ne remplissant pas la double condition conventionnelle de l'art. 167 bis IV CGI) ; un sursis sur option (art. 167 bis V) reste possible avec représentant en France et garanties.
Traitement : Demande de sursis sur garanties (art. 167 bis V du CGI), constitution du dossier de garanties auprès du comptable public, coordination avec le conseil fiscal local à Dubaï, suivi du dégrèvement à l'expiration du délai.
Art. 167 bis CGIBOI-RPPM-PVBMI-50-10Comptes en Suisse et à Singapour non déclarés depuis 2015
Résident fiscal français détenant quatre comptes bancaires et un contrat d'assurance-vie luxembourgeois jamais portés sur les formulaires 3916 et 3916 bis. L'échange automatique d'informations (norme CRS/DAC2) accroît très sensiblement la probabilité de détection par l'administration.
Traitement : Régularisation spontanée auprès du SIP, reconstitution des revenus omis sur la période non prescrite, calcul des rappels IR + prélèvements sociaux, négociation du taux de majoration (40 % au lieu de 80 %).
Art. 1649 A CGIArt. 1736 IV CGIArt. L. 169 LPFConflit de résidence France — Royaume-Uni
Contribuable partageant son temps entre Paris et Londres. L'administration française le considère domicilié en France (centre des intérêts économiques, art. 4 B 1° c) du CGI). Le HMRC le considère résident britannique au titre du Statutory Residence Test.
Traitement : Application du tie-breaker de l'article 4 § 2 de la convention franco-britannique. Constitution du dossier probatoire (bail, factures, relevés bancaires, attestations employeur). Réponse à la proposition de rectification.
Art. 4 B CGIConv. France-UK art. 4 § 2Examen de situation fiscale personnelle d'un expatrié
Contribuable parti en Suisse trois ans plus tôt. L'administration engage un ESFP, conteste le transfert effectif du domicile fiscal et taxe l'ensemble des revenus mondiaux sur la période contrôlée. Proposition de rectification : 780 000 € en droits et majorations.
Traitement : Contestation de la qualification de résident français. Production des preuves de domiciliation effective en Suisse (certificat de résidence cantonal, imposition à la source). Réponse motivée dans le délai de 30 jours (art. L. 57 LPF).
Art. 4 B CGIArt. L. 12 LPFArt. L. 57 LPFRetour en France d'un cadre dirigeant depuis Dubaï
Cadre dirigeant résidant aux Émirats depuis huit ans, appelé par une société française. Il remplit les conditions de l'article 155 B du CGI : absence de domiciliation fiscale en France au cours des cinq années civiles précédentes.
Traitement : Vérification de l'éligibilité au regard de la doctrine BOI-RSA-GEO-40. Structuration de la rémunération pour optimiser l'exonération de la prime d'impatriation et des revenus passifs de source étrangère.
Art. 155 B CGIBOI-RSA-GEO-40Revenus fonciers français d'un non-résident suisse
Non-résident fiscal imposé en France sur ses revenus fonciers (art. 164 B du CGI) au taux minimum de 20 % (art. 197 A du CGI). La Suisse taxe les mêmes revenus au titre de sa compétence mondiale. Double imposition effective en l'absence de traitement correct de la convention.
Traitement : Application de l'article 6 de la convention franco-suisse (imposition au lieu de situation). Calcul du crédit d'impôt suisse. Demande de taux effectif inférieur à 20 % (art. 197 A al. 3 du CGI).
Art. 164 B CGIArt. 197 A CGIConv. France-Suisse art. 6Le contribuable qui reçoit un avis de vérification (art. L. 47 du LPF) puis une proposition de rectification (art. L. 57 du LPF) dispose de trente jours pour répondre, ce délai pouvant être porté à soixante jours sur demande expresse. En l'absence de réponse dans le délai applicable, les conséquences procédurales peuvent être défavorables au contribuable ; elles doivent toutefois être appréciées au regard de la procédure suivie, des garanties exercées et, le cas échéant, des règles de charge de la preuve résultant notamment de l'article L. 192 du LPF et de l'avis de la commission compétente.
En matière internationale, les enjeux du contrôle sont aggravés : l'administration exploite les données reçues par échange automatique de renseignements (norme CRS, directive DAC), conteste les qualifications de résidence, remet en cause l'application des conventions bilatérales et applique le délai de reprise décennal de l'article L. 169 du LPF en cas d'avoirs étrangers non déclarés.
Le cabinet assure la défense à chaque stade : réponse à la proposition de rectification, saisine de la commission départementale (CDIF), réclamation contentieuse, tribunal administratif, cour administrative d'appel.
Procédure de contrôle fiscal
Avis de vérification — Analyse de la régularité formelle de la procédure et des garanties du contribuable (art. L. 47 et L. 47 A du LPF). Certains vices de procédure peuvent entraîner la décharge totale ou partielle des impositions ; leur portée dépend du texte méconnu, de la garantie en cause et des circonstances du contrôle.
Proposition de rectification — Réponse motivée en fait et en droit dans le délai de 30 jours (art. L. 57 LPF). Argumentation fondée sur les textes, la jurisprudence et la doctrine opposable.
Commission départementale — Saisine et représentation devant la CDIF. La charge de la preuve dépend de l'avis rendu (art. L. 192 LPF).
Contentieux juridictionnel — Réclamation préalable (art. R*196-1 LPF), tribunal administratif, cour administrative d'appel, pourvoi en cassation devant le Conseil d'État.
En fiscalité internationale, chaque décision prise en amont — qualification de la résidence, choix du mécanisme conventionnel, structuration du sursis — conditionne directement la défense disponible en cas de contrôle. Un dossier construit sur une ligne d'analyse cohérente se défend. Un dossier dont le raisonnement a été fragmenté entre plusieurs intervenants perd en crédibilité devant l'administration et devant le juge.
Le cabinet est organisé pour que Me Jonathan Sémon conduise lui-même l'analyse, les arbitrages techniques et le suivi de chaque dossier, du premier avis rendu jusqu'à l'écriture contentieuse. C'est un choix de format : un cabinet resserré, centré sur la fiscalité internationale, où la continuité du raisonnement n'est pas déléguée.
Conseil et structuration : l'analyse de l'exposition à l'exit tax, le choix du schéma de transition et la préparation des déclarations de transfert sont conduits par l'avocat qui portera le dossier si l'administration le conteste.
Régularisation : la reconstitution des avoirs, le chiffrage des rappels d'impôt et la négociation avec le service vérificateur sont menés dans la continuité d'une seule ligne d'analyse.
Contentieux : de la proposition de rectification au mémoire devant le tribunal administratif, le dossier est défendu par celui qui en a conçu la stratégie — sans rupture d'analyse ni perte de contexte.
Coordination internationale : lorsqu'un dossier implique un État tiers, le cabinet travaille directement avec les conseils fiscaux locaux — Émirats, Suisse, Royaume-Uni, Luxembourg, Singapour.
Avant de fonder son cabinet en 2011, Me Jonathan Sémon a exercé cinq ans au sein des départements de fiscalité internationale de CMS Francis Lefebvre et de Gide Loyrette Nouel. Cette formation a structuré sa méthode de travail : analyse systématique des textes (CGI, LPF, BOFiP), vérification de la jurisprudence applicable (Conseil d'État, cours administratives d'appel), articulation du droit interne avec les conventions fiscales bilatérales pertinentes.
Sa pratique couvre la fiscalité internationale des personnes physiques et des dirigeants : expatriation et exit tax, résidence fiscale, comptes et structures non déclarés, contrôle fiscal et contentieux international, application des conventions fiscales bilatérales. Il intervient en amont — pour structurer un départ, un retour ou une réorganisation fiscale internationale — et en défense face à l'administration fiscale et devant les juridictions administratives.
« En fiscalité internationale, une erreur de qualification — sur la résidence, sur l'application d'une convention, sur le régime de sursis — se paie en années de contentieux et en majorations. »
Me Jonathan Sémon — Avocat fiscaliste international, Barreau de Paris
Chaque dossier de fiscalité internationale fait l'objet d'une analyse fondée sur les textes applicables — CGI, LPF, conventions bilatérales, doctrine BOFiP — et adaptée à la nature de la problématique, préventive ou contentieuse.
Identification du régime fiscal applicable : droit interne (CGI, LPF), convention bilatérale pertinente, doctrine administrative opposable (BOFiP). Vérification des obligations déclaratives remplies ou omises. Évaluation du risque de redressement et du délai de reprise applicable (3, 6 ou 10 ans selon la situation).
En conseil préventif : chiffrage comparatif des scénarios, structuration de la transition (calendrier, déclarations, garanties). En contentieux : identification des moyens de droit et de fait opposables à l'administration, sélection de la jurisprudence applicable (CE, CAA), évaluation de la charge de la preuve.
Rédaction des actes, des mémoires et des correspondances avec l'administration fiscale. En contentieux : réponse à la proposition de rectification, mémoire devant la commission départementale, requête introductive devant le tribunal administratif. En conseil : préparation des déclarations, coordination avec les conseils étrangers.
Les situations fiscales internationales ne sont pas figées : modification des conventions bilatérales, évolution de la doctrine administrative, évolution de la situation du contribuable. Le cabinet assure le suivi des échéances (dégrèvement exit tax, prescription, renouvellement des déclarations).
En fiscalité internationale, le moment de la consultation détermine souvent l'étendue des options disponibles. Un départ de France préparé six mois à l'avance ne se traite pas comme un départ constaté a posteriori.
Tarifs
Au cabinet — 450 € TTC/h
7 rue Chateaubriand, Paris 8e
En visioconférence — 360 € TTC/h
Tous fuseaux horaires
La consultation est conduite par Me Jonathan Sémon lui-même. Elle permet d'analyser votre situation au regard des textes applicables et d'évaluer les options — en conseil préventif comme en réponse à une procédure en cours.
Le délai de réponse est de trente jours (art. L. 57 du LPF), prorogeable à soixante jours sur demande. En l'absence de réponse dans le délai applicable, les conséquences procédurales doivent être appréciées au regard de la procédure suivie, des garanties exercées et, le cas échéant, des règles de charge de la preuve de l'article L. 192 du LPF. Me Sémon intervient lui-même dès la réception de l'avis.
01 87 44 29 51 · 07 56 81 81 66
Pour une consultation ou une question préalable, Me Sémon vous répond directement.
Le délai de réponse est de trente jours (art. L. 57 du LPF), prorogeable à soixante jours sur demande. L'absence de réponse motivée dans ce délai emporte des conséquences procédurales qu'il convient d'apprécier au cas par cas.