Fiscalité internationale Paris
Fiscalité internationale

Fiscalité internationale :
conventions, résidence et contentieux

En bref

La fiscalité internationale requiert la maîtrise simultanée du droit fiscal français, des conventions bilatérales et du droit de l'Union européenne. Le cabinet intervient sur les prix de transfert, l'établissement stable, la résidence fiscale, l'exit tax et la régularisation de comptes étrangers.

Fiscalité internationale

Droit fiscal interne, conventions
et obligations transfrontalières

La fiscalité internationale suppose la maîtrise simultanée du droit fiscal interne français, des conventions fiscales bilatérales et du droit de l'Union européenne. L'internationalisation des activités et des patrimoines soulève des questions d'imposition dès lors qu'un résident d'un État réalise des opérations sur le territoire d'un autre État — ou qu'un non-résident perçoit des revenus de source française. La qualification de la résidence fiscale (art. 4 B du CGI), l'application de l'exit tax (art. 167 bis du CGI) et l'obligation de déclarer les comptes étrangers (art. 1649 A du CGI) figurent parmi les problématiques les plus fréquemment traitées par le cabinet.

Me Jonathan Sémon conduit lui-même l'analyse de chaque dossier, du conseil initial au contentieux devant les juridictions administratives. Le cabinet accompagne aussi bien les entreprises confrontées à des enjeux de fiscalité internationale que les particuliers dont la situation fiscale ou professionnelle dépasse les frontières françaises.

1. Les entreprises internationales

Conventions fiscales bilatérales. Analyse des conventions conclues par la France : élimination de la double imposition, répartition du droit d'imposer entre États, clauses anti-abus et procédures amiables.

Prix de transfert et art. 57 CGI. Conseil sur la politique de prix de transfert entre entités liées, documentation requise, et défense en cas de rectification fondée sur l'article 57 du CGI.

Filiales internationales et holdings. Analyse des conséquences fiscales de la création et de la gestion de filiales étrangères, structuration de holdings, régime des sociétés mères (art. 145 et 216 CGI). Les structures de détention internationales doivent en particulier être analysées au regard des dispositifs anti-délocalisation artificielle des bénéfices, notamment l'article 209 B du CGI — lequel ne vise, en son champ d'application, que les personnes morales soumises à l'impôt sur les sociétés détenant une participation au moins égale à 50 % des droits financiers ou des droits de vote dans une entité établie dans un État ou un territoire à régime fiscal privilégié au sens de l'article 238 A du CGI — et, selon la nature et la destination des flux, des règles de l'article 238 A du CGI ; aucune structuration holding ne saurait être présentée comme neutre ou sécurisée par principe, l'analyse devant être conduite au cas par cas au regard de la substance économique et du texte conventionnel applicable.

Établissement stable. Détermination de l'existence d'un établissement stable en France au sens des conventions fiscales, obligations déclaratives et fiscales en découlant.

Mobilité internationale des salariés. Traitement fiscal des rémunérations en contexte de mobilité internationale — régime des impatriés (art. 155 B CGI), double résidence, obligations déclaratives dans chaque État.

2. Les personnes physiques

Résidence fiscale. La résidence fiscale est définie à l'article 4 B du CGI. Sa détermination est la première question à traiter lors de tout départ ou retour en France, ainsi qu'en cas de vie partagée entre plusieurs pays.

Expatriés et impatriés. Gestion des implications fiscales de l'expatriation : double imposition, exit tax (art. 167 bis CGI), régime des impatriés (art. 155 B CGI), obligations déclaratives résiduelles en France.

Conventions fiscales. Analyse approfondie des accords bilatéraux applicables à votre situation — leur interprétation est souvent disputée et requiert une expertise spécifique.

Successions et donations internationales. Gestion fiscale de la transmission du patrimoine dans un contexte transfrontalier — la France n'a conclu qu'un nombre limité de conventions en matière successorale.

Investissements immobiliers à l'étranger. Traitement fiscal des investissements immobiliers en France et à l'étranger, notamment à Dubaï et dans les Émirats arabes unis. Chaque sujet doit être apprécié au regard du texte interne, de la convention concernée et, le cas échéant, de la doctrine administrative et de la jurisprudence applicables au cas d'espèce.

Références légales mobilisées :

Art. 4 B CGIArt. 167 bis CGIArt. 155 B CGIArt. 57 CGIArt. 209 B CGIConvention fiscale bilatérale applicable
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Pages liées
→ Expatriation fiscale → Exit tax → Comptes non déclarés → Contrôle fiscal
Situations traitées

Ce que le cabinet
traite concrètement

01
Double imposition
La double imposition désigne la situation dans laquelle un même revenu est imposé simultanément par deux États. La France a conclu plus de 120 conventions bilatérales pour l'éliminer — par exemption ou imputation.
02
Résidence fiscale conflictuelle
Lorsque deux États revendiquent simultanément la résidence fiscale d'un contribuable, les règles de départage de la convention applicable s'imposent. Art. 4 B CGI
03
Prix de transfert
Les transactions entre entités liées d'un même groupe doivent respecter le principe de pleine concurrence (art. 57 CGI). Le cabinet conseille sur la politique de prix de transfert et la documentation requise.
04
Établissement stable
La notion d'établissement stable détermine si une entreprise étrangère est imposable en France. Son analyse précise les obligations déclaratives et fiscales en découlant.
05
Exit tax et départ de France
L'exit tax (art. 167 bis CGI) impose les plus-values latentes sur certains titres lors du transfert du domicile fiscal hors de France, si le contribuable y a résidé au moins 6 des 10 dernières années.
06
Régime des impatriés
Les personnes s'installant en France peuvent bénéficier d'exonérations fiscales temporaires sur certains éléments de rémunération et des revenus de source étrangère. Art. 155 B CGI

Pages spécialisées à consulter

Résidence fiscale

Critères, conventions, tie-breaker

Exit tax

Plus-values latentes au départ

Expatriation fiscale

Anticipation, obligations, non-résidents

Convention France–EAU

Répartition des revenus, vigilance

Comptes non déclarés

Régularisation, sanctions, défense

Questions fréquentes

Fiscalité internationale : questions fréquentes

Un avocat fiscaliste international est un avocat dont la pratique est centrée sur les règles d'imposition applicables aux situations impliquant plusieurs pays. Il maîtrise le droit fiscal français, les conventions fiscales bilatérales, et les obligations déclaratives transfrontalières. Il conseille et représente les particuliers comme les entreprises dont la situation fiscale dépasse le cadre national.
La France impose les revenus de source française des non-résidents selon les articles 164 B et 197 A du CGI, avec un taux minimum de 20 % (30 % pour certains revenus). Les conventions fiscales bilatérales peuvent réduire ou éliminer cette imposition selon le pays de résidence. Une analyse spécifique des conventions applicables et de la nature des revenus est nécessaire pour optimiser la situation fiscale.
Une convention fiscale bilatérale, basée sur le modèle OCDE, détermine comment les revenus sont attribués et imposés entre deux États. Elle prévoit l'élimination de la double imposition par exemption (art. 23 A) ou crédit d'impôt (art. 23 B). La convention prime sur le droit interne selon la hiérarchie de la jurisprudence du Conseil d'État, sous réserve de conditions de compétence spécifiques.
Oui. Le cabinet conduit l'ensemble du contentieux : analyse de l'ESFP (art. L. 12 LPF), réponse aux propositions de rectification (art. L. 57 LPF), et représentation devant le tribunal administratif et la cour administrative d'appel (en coordination avec un avocat aux Conseils devant le Conseil d'État). La charge de la preuve (art. L. 192 LPF) et les règles de procédure internationale structurent chaque dossier.
Les obligations déclaratives varient selon la nature de l'élément déclaré :

Comptes ouverts à l'étranger : Les comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l'étranger doivent être déclarés (art. 1649 A CGI) via le formulaire 3916. Les contrats de capitalisation ou placements de même nature souscrits hors de France (art. 1649 AA CGI) et les portefeuilles ou comptes d'actifs numériques ouverts, détenus, utilisés ou clos auprès d'entités établies à l'étranger (art. 1649 bis C CGI) doivent être déclarés via le formulaire 3916-bis.

Structures fiduciaires (trusts) : Les trusts relèvent d'un régime distinct (art. 1649 AB CGI) et requièrent les déclarations TRUST1/TRUST2, non les formulaires 3916/3916-bis.

Exit tax : L'impôt de départ sur les plus-values latentes (art. 167 bis CGI) requiert la déclaration via le formulaire 2074-ETD pour la déclaration initiale, puis 2074-ETS3/ETSL lorsque la notice l’exige, notamment en cas d’événement ou en présence de créances de complément de prix ou de plus-values en report.

Revenus de source étrangère : Le formulaire 2047 déclarative les revenus étrangers imposables en France, sans lien avec les déclarations patrimoniales précédentes.

L'absence de déclaration ou l'inexactitude peut entraîner des sanctions spécifiques, dont le régime varie selon la nature de l'actif et l'obligation déclarative concernée.
Me Sémon conduit lui-même chaque dossier du premier conseil jusqu'au contentieux. Il assure la continuité de l'analyse juridique, coordonne avec les conseils étrangers, et représente le client devant toutes les juridictions. Pas de délégation : responsabilité directe de Me Sémon du début à la fin du mandat.

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Expatriation fiscale

Préparer son départ de France

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Art. 167 bis du CGI

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Comptes non déclarés

Régularisation — art. 1649 A CGI

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